Le Mourre Nègre
Plus haut sommet du Massif du Luberon, un massif qui sent bon la Provence, le Mourre Nègre s'atteint par une courte randonnée familiale. Depuis son sommet, on est entre deux mondes, avec les hauts sommets du massif des Ecrins d'un côté et la Mer Méditerranée de l'autre.
Première approche
Au départ du parking Lucien Peysson, à Auribeau, on commencera par prendre le chemin qui traverse le versant Nord du Grand Luberon, jusqu'à remonter par le Vallon des Trois Eves. On arrivera ainsi à l'Est su sommet du Mourre Nègre, que l'on rejoindra en suivant la ligne de crête. On redescendra alors par le Jas de Brémond, puis le Vallon de Roumi. On fera ensuite une petite pause à la Chapelle Saint-Pierre et aux ruines d'un château, avant de finir notre redescente pour revenir au parking Lucien Peysson.
Le sommet du Mourre Nègre, vu depuis la crête du Grand Luberon.
Itinéraire à suivre
Parmi les sommets de ce que j'ai appelé "le défi des 39 sommets" (gravir le plus haut sommet de chacun des 39 massifs des Alpes Occidentales), le Mourre Nègre est sans nul doute le plus facilement accessible. Ici, rien à voir avec des ascensions mythiques telles que celles du Mont Blanc, de la Barre des Ecrins ou encore du Mont Viso. C'est une simple randonnée sans la moindre difficulté technique, ni de doute sur l'atteignabilité de l'objectif. Un pure moment de détente et de contemplation de la nature qui s'intègre parfaitement dans des vacances "détente".
Cet itinéraire commence au petit village d'Auribeau, dans le Vaucluse, plus précisément au parking Lucien Peysson, au Sud de la localité. Une fois garé, il faut suivre le chemin à l'entrée du parking sur la gauche, où se trouve le panneau qui indique les directions des différentes randonnées.
Le début de notre itinéraire, à l'entrée du parking Lucien Peysson.
On suit alors le chemin, puis après être passé devant quelques maisons on arrive dans une zone de forêt rase et sèche typique du pourtour méditerranéen. A 685 mètres d'altitude, on atteint une première intersection où il faut prendre à gauche (continuer tout droit nous mènerait directement au sommet et l'itinéraire serait vraiment très court).
Le début du chemin, dans la végétation typique des Alpes Provençales.
Arrivée au premier carrefour (à 685 mètres d'altitude), où il faut prendre à gauche.
On continue ensuite de marcher à peu près à la même altitude sur le versant Nord du Grand Luberon. En chemin, on a par moments une belle vue sur le Mont Ventoux. Ensuite, le sentier part au fond d'un petit vallon, puis en ressort après avoir traversé un pierrier, toujours en restant à peu près à la même altitude. Par la suite, on s'enfonce dans un second petit vallon, au fond duquel une piste de VTT descend du sommet. Il faut alors prendre sur la gauche, pour ressortir de l'encaissement se diriger vers le carrefour de la Marauvière.
Vue sur la vallée, pendant que l'on traverse le versant Nord du Grand Luberon. Le Mont Ventoux est un peu plus sur la gauche.
Traversée du pierrier en allant au fond du premier petit vallon.
Le chemin sur le versant Nord du Grand Luberon, dans une forêt rase et sèche.
Arrivée sur le chemin avec le balisage pour les VTT, au fond du deuxième vallon. On arrive de la gauche et il faut aller tout droit. Le chemin VTT arrive derrière le point de prise de vue de la photo.
Arrivée au carrefour de la Marauvière.
Une fois au carrefour de la Marauvière, il faut prendre sur la droite et suivre la direction du Mourre Nègre. On commence par monter sur un sentier pierreux, puis après avoir passé une petite crête depuis laquelle on a un beau point de vue vers le sommet et sur la vallée, on redescend de l'autre côté. Le sentier se met rapidement à remonter tout en se transformant en une piste plus large. Quand la forêt environnant passe de petits feuillus à de grands pins, la ligne de crête du Grand Luberon est alors toute proche.
La montée sur le sentier pierreux, après le carrefour de la Marauvière (remontée du Vallon des Trois Eves).
Vue en direction du sommet, depuis la petite crête que le chemin franchit après le carrefour de la Marauvière. Il ne faut pas continuer sur le petit chemin que l'on voit au premier plan. On arrive de la droite et on repart vers la gauche.
Le chemin qui s'est transformé en piste plus large, après avoir passé la petite crête de la photo précédente.
La piste qui arrive vers la crête du Grand Luberon. On voit que la végétation a radicalement changé.
Notre piste débouche sur une autre piste, beaucoup plus grosse, qu'il suffit de traverser pour arriver sur la crête du Grand Luberon. Il ne nous reste alors plus qu'à suivre le chemin qui suit cette crête vers la droite pour arriver au sommet. Une fois en haut de la première "bosse", on découvre enfin le sommet du Mourre Nègre, sur lequel se trouve une énorme antenne hertzienne. Pour l'atteindre il faut encore passer une autre "petit bosse", avant l'ascension finale.
Arrivée sur la crête sommitale du Grand Luberon. Il faut suivre ce chemin pour arriver au sommet du Mourre Nègre.
Arrivée en vue du sommet du Mourre Nègre. Pour franchir la dernière petite bosse que l'on devine mal sur la photo, on peut soit prendre le chemin qui quitte la piste sur la droite et qui semble aller droit sur l'antenne, soit continuer sur la piste.
Le sommet du Mourre Nègre, vu depuis la dernière bosse. Pour s'y rendre, il suffit maintenant de monter droit dans la pente.
Arrivée au pied de l'antenne relais, au sommet du Mourre Nègre, à 1125 m, le point culminant du Massif du Luberon, le plus petit (par son élévation) massif des Alpes.
Ce sommet étant très arrondi, rien à voir ici avec d'autres montagnes comme le Pic du Thabor où il faut faire "chacun son tour", en étant très prudent. Au Mourre Nègre, tout le monde tient, même à 1000 !
Une partie de l'immense "zone sommitale" du Mourre Nègre, où l'on trouve sans problème un endroit pour s'installer.
Comme d'habitude depuis un sommet, voici un tour d'horizon photographique (de la gauche vers la droite), avec, une fois n'est pas coutume, vue sur un sommet de plus de 4000 mètres d'un côté et vue sur la mer de l'autre. Passez votre souris sur le nom d'une montagne dans la description d'une photo pour la voir entourée sur la photo correspondante.
On commence en direction du Nord-Est, avec la Montagne de Lure au centre. A sa gauche, sur la ligne d'horizon, on devine le Massif des Ecrins (mieux visible dans la photo avec les zooms à la fin du tour d'horizon) et la Montagne de Mare. Au fond, sur la droite, on voit également le Massif des Préalpes de Digne.
Un peu plus sur la droite, on a la crête du Grand Luberon vers l'Est au premier plan. Tout au fond, on voit également le Chiran et le Mourre de Chanier.
En direction du Sud-Est. Complètement sur la gauche, on voit le Gros Bessillon et le Petit Bessillon.
La crête du Grand Luberon en direction de l'Ouest au premier plan. Au fond à gauche, on voit l'Etang de Berre et la Mer Méditerranée juste au-dessus.
La vue en direction de l'Ouest.
On complète enfin le tour d'horizon avec le Mont Ventoux au centre.
Quelques zooms sur les sommets des photos précédentes. Sur la première ligne, on a le Mont Ventoux (1911 m, point culminant du Massif des Monts de Vaucluse). Sur la deuxième ligne, on retrouve la Montagne de Lure. Sur la troisième ligne, on a l'Etang de Berre au milieu et la Mer Méditerranée sur la ligne d'horizon. Sur la quatrième ligne, de gauche à droite, on a les Monges (2115 m, point culminant du Massif des Préalpes de Digne), le Grand Bérard (3046 m, point culminant du Massif du Parpaillon), la Grande Séolane et la Tête de Chabrières. Sur la cinquième ligne, on a la Montagne de Mare (1622 m, point culminant du Massif des Baronnies) à gauche et le Vieux Chaillol et la Barre des Ecrins (4102 m, point culminant du Massif des Ecrins) à droite, tous deux dans le Massif des Ecrins. J'ai été obligé d'augmenter franchement les contrastes pour les faire ressortir. La Barre des Ecrins est tout de même à 142 km ... On ne devine d'ailleurs que sa silhouette, mais c'est bien elle. Sur la dernière ligne, à gauche, on a le Gros Bessillon et le Petit Bessillon. Enfin, sur la dernière ligne à droite, on a le Chiran et le Mourre de Chanier, séparés par une échancrure caractéristique.
Après une bonne pause pour se détendre au sommet, on attaque la redescente. Pour se faire, il faut passer derrière l'antenne et prendre le chemin qui redescend en faisant cap sur le Mont Ventoux. Après une rapide descente dans une forêt de pins, on arrive à un carrefour. Il faut alors suivre la piste principale sur quelques dizaines de mètres pour prendre la piste secondaires qui la quitte sur la droite et qui remonte en passant au pied de deux poteaux électriques.
Le chemin qui quitte le sommet du Mourre Nègre, en faisant cap sur le Mont Ventoux.
Descente entre le sommet du Mourre Nègre et le carrefour.
Arrivée au carrefour sous le sommet du Mourre Nègre. Il faut prendre le chemin au centre, qui remonte en passant au pied des poteaux électriques.
Une fois sur la piste secondaire, on arrive rapidement au Jas de Brémond, depuis lequel on a une belle vue sur le Mont Ventoux. Ensuite, il faut prendre le sentier qui descend sur la droite. Ce sentier va au fond du Vallon de Roumi, pour redescendre le versant Nord du Grand Luberon.
Arrivée au Jas de Brémond.
Le chemin qui descend dans le Vallon de Roumi, juste après le Jas de Brémond. Au fond, on voit le Mont Ventoux.
Le début du chemin qui descend dans le Vallon de Roumi.
Au début, la descente se passe dans le fond du Vallon de Roumi, puis on arrive sur une piste qu'il faut traverser pour continuer sur le chemin (un petit cairn indique l'endroit où le sentier reprend de l'autre côté de la piste). On retrouve alors rapidement la piste en arrivant dans le haut d'un lacet. En suivant la piste le temps du lacet, on trouve un cairn à la sortie de ce dernier nous indiquant la suite du chemin. Ensuite, on croise une troisième fois la piste, et encore une fois, un cairn indique la suite du chemin de l'autre côté. On arrive alors une quatrième et dernière fois sur la piste, que l'on va maintenant suivre, jusqu'au pied des ruines du château que l'on voyait sur la fin de la descente.
Le chemin qui reprend, après le court passage sur le lacet de la piste, pendant la descente du Vallon de Roumi.
Vue sur les ruines du château, en descendant le Vallon de Roumi.
Une fois au carrefour au pied du château, pour rentrer il faut prendre le chemin de droite, marqué par un cairn. Mais il serait dommage de rentrer directement sans passer voir le château et la Chapelle Saint-Pierre qui se trouvent juste à côté. Dans un premier temps, on prend donc la petite trace assez peu marquée dans la végétation, qui monte vers le château. Après quelques "faufilades" dans les arbustes, on arrive sur les contreforts du château. La rampe d'accès à la cour a été récemment restaurée et permet d'atteindre facilement à la partie haute de l'édifice.
Le carrefour, sous le château (que l'on devine en haut de la photo). Le chemin du retour part sur la droite au niveau du cairn. Pour monter au château, il faut prendre la trace entre les arbustes, que l'on devine à la verticale sous le bout de mur visible du château.
Arrivée au pied du château. La rampe d'accès sur la droite (non visible sur la photo) permet d'accéder à la partie haute de l'édifice. Les escaliers qui partent sur la gauche du château permettent de rejoindre la Chapelle Saint-Pierre (on ira après).
La tour, nouvellement restaurée, dans la partie haute du château.
La cour intérieur du château.
Depuis le château, on a une très belle vue sur la vallée qui s'étend à nos pieds, ainsi que sur le Massif des Monts de Vaucluse.
Vue sur le Mont Ventoux, depuis le château. En bas, on voit le toit de la Chapelle Saint-Pierre.
Vue sur la Montagne de Lure (sur la gauche). En bas, on voit également le petit village d'Auribeau, notre point de départ.
Vue vers le sommet du Mourre Nègre, depuis les ruines du château. Le Vallon de Roumi, par lequel on est descendu, n'est pas celui au centre de l'image, mais celui sur la gauche, que l'on voit partiellement. Tout en bas, on voit également un champ de lavande.
On revient ensuite au pied de la rampe d'accès de la partie haute du château pour contourner ce dernier et aller voir la Chapelle Saint-Pierre.
Retour sur la rampe d'accès de la partie haute du château.
Tout comme le château, la Chapelle Saint-Pierre a été restaurée il y a quelques années.
Arrivée à la Chapelle Saint-Pierre, après avoir contourné le château.
L'intérieur de la Chapelle Saint-Pierre.
On revient ensuite au carrefour au pied du château, le long de la piste, pour prendre le petit chemin avec un cairn que l'on voyait 10 photos plus haut. Ce sentier va nous permettre de revenir au parking Lucien Peysson, notre point de départ.
Face au château, depuis la Chapelle Saint-Pierre.
Le début du sentier qui redescend vers le parking Lucien Peysson, depuis le pied du château.
Le sentier se redescend assez rapidement jusqu'au parking. En chemin, on passe devant des champs de lavande. Pour voir ces champs en fleur, il faut passer avant la mi-Août (pour nous, le 12 Septembre 2017, il était trop tard).
Redescente vers le parking Lucien Peysson.
Passage le long d'un champ de lavande, en redescendant au parking Lucien Peysson.
Retour au parking Lucien Peysson, qui se trouve sur la droite du chemin en redescendant vers Auribeau.
Et voilà, c'est ainsi que s'achève cette courte randonnée familiale sur le plus haut sommet du Massif du Luberon. Loin de l'ambiance habituelle des hauts sommets mythiques des Alpes, le Mourre Nègre permet de randonner tout en se détendant, en prenant son temps, comme il est de mise en Provence.
Profil altimétrique
Tracé de la rando
Informations rando
Durée
2h 46min
Distance
9.55 km
Dénivelé
671 m
Altitude max
1125 m
Altitude min
586 m
Massif
Luberon
Engagement
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Exposition
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Niveau physique
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En famille
OUI
Restrictions
Aucune.
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